"Portrait : Wilfrid Estève / Virginie Terrasse" par Nicolas Bole du blog documentaire
Le Blog Documentaire propose ici son premier portrait de producteurs avec une figure bien connue parmi les Twitteurs et autres amis de Facebook : Wilfrid Estève qui, avec Virginie Terrasse, a cofondé le studio Hans Lucas.

Retour sur “21 voix pour 2012”.
Le projet transmédia “21 voix pour 2012” achève avec la plateforme interactive “60 secondes pour un quinquennat”, sa phase de production et la promotion en photojournalisme termine son stage en entreprise. Il était temps de rassembler quelques photographies d’une année particulière, celle de ma dixième et dernière formation en photojournalisme. A mon arrivée, le stage durait 2 mois et demi. Aujourd’hui, enrichit notamment de modules vidéographie, POM et webdoc, il en fait 8.
Pour devenir photojournaliste, il n’existe pas de mode d’emploi. Le but de la formation n’est pas de théoriser la pratique d’un métier, il s’agit plutôt d’en donner des clés, de proposer des pistes. Il ne suffit pas au photojournaliste d’être curieux, de trouver des idées pertinentes, de choisir un angle original, il lui faut aussi réussir à affirmer son regard. Et ne pas hésiter à confronter son travail aux autres, à évoluer dans un milieu professionnel dont il est nécessaire de comprendre les attentes et les règles.
Les expériences des personnalités rencontrées durant la formation mettent en lumière différents modes de fonctionnement des photographes, mais aussi des médias, ainsi que les écueils à éviter, les questions à se poser.
Les interrogations ne manquent pas : comment donner du sens à ses idées et à sa production ? Dans quel récit multimédia s’inscrire : vidéographie, petites œuvres multimédias (POM) ou documentaire interactif ? Dans quelle structure le photographe peut-il s’intégrer aujourd’hui ? Doit-il suivre ses affinités personnelles ou se plier aux exigences de ses commanditaires ?
S’il veut s’épanouir, le photographe doit choisir la solution qui s’accommodera le mieux avec la démarche qu’il revendique. Le photojournaliste doit aussi gérer ses relations avec les rédactions : décrocher un rendez-vous, présenter un sujet pour optimiser les chances de le faire publier.
Cette formation apporte des pistes de réflexion pour prendre du recul. C’est un laboratoire d’idées, d’échanges et d’expériences qui permet de s’émanciper. De s’affranchir.
Rendez-vous en septembre 2013 avec deux rentrées - une en formation initiale (université de Perpignan) et une en continue (CFPJ Médias) - pour un #photojournalisme encore plus en phase notre époque et son marché.
De l’écriture à la lecture… Sonore.
Dans le cadre des six folios que j’ai réalisé pour le magazine du Jeu de Paume entre décembre 2011 et mars 2012, j’ai demandé à Samantha Rouault de choisir ou d’écrire un texte et de le lire à la manière d’un conte. En complément à mon article, centré sur le parcours de l’auteur et le contexte de la série, il s’agissait d’apporter un point de vue différent, pertinent et complémentaire aux photographies présentées.
Pour dynamiser et rythmer l’ensemble de la page et reprendre le principe d’une scène ouverte, j’ai eu l’idée d’une “lecture sonore” et ai demandé à Alice Guerlot-Kourouklis, membre du studio Hans Lucas, de composer une bande sonore originale. Dans ce dispositif, je tenais à ce que le photographe sois présent, rédige des phrases puis les lise ou les déclame. Alice, avec qui je collabore depuis le projet “Territoires de fictions”, mixait les deux voies en fonction des enregistrements réalisés dans son studio.
Au-delà d’une mise en contexte originale d’un folio, cette initiative a été appréciée par le magazine et lors de la série “La Palestine comment ?”, Adrien Chevrot s’est même prêté au jeu en lisant un texte. Toutes les deux semaines un rendez-vous s’est ainsi créé durant trois mois. Il a été bien suivi par des internautes qui restaient en moyenne cinq minutes sur les articles. Lors de la soirée du studio Hans Lucas à la SCAM, le photojournaliste Reza a été surpris et séduit par ces lectures. Enfin elles ont été un grand sujet de conversation lors de la restitution que nous avons organisé aux “trois frères” en mars dernier, avec l’équipe du magazine du Jeu de Paume.
Le morceau choisi n’a pas été sélectionné mais j’ai souhaité vous le faire découvrir. Il a été réalisé à l’occasion de la série intitulée : “NYC I LOVE IT BUT I DON’T LIKE IT” d’Adrian Crispin, photographe New-yorkais. Samantha a choisi de lire un extrait du livre d’Ernesto Sabato, “Le Tunnel”, en écho aux écrits d’Adrian Crispin.
Vous trouverez l’article ainsi que la version sélectionnée en cliquant ici.
Souhaitons que les lectures sonores rencontrent le même parcours que les Petites Oeuvres Multimédia. Et qu’un jour, nous puissions les écouter dans le musée du Jeu de Paume sous forme d’installation… Dansante.
Bonne écoute.
Présentation de l’équipe du dernier projet auquel je participe : “Métalbanger, l’art de la violence”. Il s’agit d’un documentaire transmédia et interactif conçu à la fois pour une plateforme web et pour une diffusion télévisée.
Le Metal, dérivé du Hard-Rock puis du Heavy-Metal est une musique cataloguée comme violente. C’est aussi un genre musical écouté dans le monde entier. De nombreux documentaires se sont déjà focalisés sur les fans mais plus rarement sur les musiciens. Aucun ne s’est penché sur les raisons qui poussent un artiste à exprimer ses émotions à travers ce genre musical au cœur de nombreuses polémiques et victimes de clichés et amalgames.
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