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Comment enseigne-t-on la photographie en France et à l’étranger ? – Le bloc-notes de Wilfrid Estève

photographie // écritures transmédias & interactives // formation

Comment enseigne-t-on la photographie en France et à l’étranger ?

Dans le cadre du colloque “Intensités de la photographie”, préparé et animé par Françoise Docquiert et Rémy Fenzy, la matinée consacrée à la thématique “Photographie et enseignement”, a placé les questions “Comment enseigne-t-on la photographie ?”, “Quelles sont les spécificités et les missions des écoles ?” et “Comment chacune se forge-t-elle une identité ?” au coeur des échanges. 

Françoise Denoyelle (École nationale supérieure Louis-Lumière), Phillip S. Block (International Center of Photography, New York), Olivier Faron (École normale supérieure de Lyon), John Fleetwood, (Market Photo Workshop, Johannesbourg), Tadashi Ono (Kyoto University of Art and Design), Michel Poivert (université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) et Olivier Richon (Royal College of Art, Londres) ont présenté leurs points de vue. Extraits…

Pour Olivier Richon (Royal College of Art, Londres), “la photographie n’était pas représentée au Royal College of Art jusqu’en 1990. La question aujourd’hui est de savoir s’il faut la garder comme une spécifié ou l’inclure dans l’enseignement des Beaux-Arts. Tous nos étudiants ont fait un bachelor avant, mais nous autorisons l’entrée à certaines personnes au vu des folios. Une dizaine de doctorants suivent les cours. Nous les contredisons et les entraînons dans la confusion. Il ne s’agit pas d’un enseignement au sens strict, nous répondons à leur propositions. Une thèse est produite à la fin de l’année.

“Nos étudiants doivent être autonomes et indépendants. Il doivent pouvoir s’enseigner eux-même. D’ailleurs le groupe publie un livre en deuxième année, ils s’y investissent totalement.”

Pour Phillip S. Block (International Center of Photography, New York), “Avec l’arrivée du mobile, tout le monde est photographe. Et la photographie prend tout son sens. Elle a un rôle à jouer par rapport au façonnage de sa vie. Le désir de l’école est aussi de créer une communauté de photographe. Nous plantons des graines, c’est à l’étudiant de la faire pousser. Concernant les travaux entrepris durant ICP, ce n’est pas le résultat qui nous intéresse le plus mais la manière dont la personne va l’appréhender. Notre rôle est de les accompagner”.

Tadashi Ono est un ancien diplômé de l’ENSP (91), il travaille aujourd”hui dans le section de photo de Kyoto University of Art and Design. “En 2010 j’ai participé à la création du programme de la section photo. L’enseignement a commencé en 2011 ; aujourd’hui 40 étudiants y ont accès. Nous voulons être innovants. Le pratique et le monde s’est énormément transformé, l’artiste travaille aujourd’hui différemment et utilise plusieurs médiums.”

“Les trois membres fondateurs de la section sont un artiste plasticien, un critique et un photographe. Nous pensons que le système de l’université est obsolète. Il faut créer quelque chose de différent.”

“Nos étudiants sont introvertis, uniquement intéressés par leurs univers. On les réveille !

Au Japon, le domaine de l’art et la photographie sont très en retard. Nous avons opté pour trois médiums. Ils constituent le noyau du programme : le dessin, le développement et enfin la photographie. Je précise que la photographie n’est pas obligatoire. Nous considérons qu’elle n’est pas un but mais un outil d’observation, de description et de réflexion sur le monde pour créer l’oeuvre. Nous sommes une des rares sections qui porte le nom photographie et qui n’ oblige pas la présentation d’un travail photographique pour l’obtention du diplôme.”

“La verbalisation est importante. D’ailleurs nous formons des critiques, des journalistes, des galeristes, des curaters. Plus généralement des gens de l’image. Nous apprécions que les élèves continuent des études après le diplôme. L’hybridation est idéale car cela permet de développer des approches nouvelles dans l’art”.

“En première année nous apprenons à regarder le monde à la chambre et en Noir et Blanc. Les étudiants sont obligés d’oublier leur mobile. En deuxième année, on passe à la couleur et à l’utilisation de Photoshop. La base et les fondamentaux sont inculqués lors de ses deux années, c’est important car du coup ils progressent vite en numérique.”

“Le travail à la chambre amène un autre rapport à la photographie car c’est un travail physique. Une chambre c’est lourd. Cela apprend à travailler dans la lenteur, à construire une image. Deux fois par an ils exposent et font tout de A à Z. Y compris d’écrire et de parler sur leur propre travail. Ils apprennent à regarder les images, à les lire.”

Michel Poivert (université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) s’intéresse au tissu d’historien de la photographie qui s’est constitué en France. “La photo est le passager clandestin de l’histoire de l’art. Il n’y a pas de section photo comme contrairement au cinéma. Nous avons eu un retour de bâton de la notion de “Visual studies”. Tout n’est pas oeuvre mais on peut faire oeuvre dans tout. Mon souhait est que quelque plumes naissent, deux ou trois ce serait bien pour les années à venir. Les écoles d’art doivent faire des choix de méthodes et de projection sur la manière de comprendre le monde à travers les images”.

“C’est dans le rapport avec les artistes que j’arrive le mieux à faire croiser tous ces champs.” dit-il.

John Fleetwood, (Market Photo Workshop, Johannesbourg) insiste sur la notion d’engagement. “Notre école est née en plein milieu de l’Apartheid. A l’époque, les étudiants noirs n’avaient pas accès à l’enseignement, ils s’autoformaient. Dès son ouverture en 1989, notre école s’est ouverte à tous. D’emblée les images produites était des véhicules de résistances”.

“Nous avons voulu une institution pour changer la société. A partir des années 80, une nouvelle génération est sortie, ils ont questionné la photographie dans un rôle politique et identitaire. Je pense au travail sur l’identité des lesbiennes de Zanel Muhoise par exemple. C’est important de parler d’identité photographique en Afrique du Sud.”

“Nous nous sommes adaptés au fait que certains étudiants ne pouvaient pas se payer tous les modules d’enseignement. Cela pour pallier au manque d’éducation. Il y a une réelle pénurie. Des candidats viennent d’Angola ou du Nigéria.”

“Il y a beaucoup d’interactivé avec les formateurs. Nous développons le mentoring et le fait de les intégrer dans un réseau. Les travaux sont prioritairement diffusés hors des salles de classe. Nous souhaitons créer une galerie vitrine pour les jeunes photographes.”

“La voix des jeunes noirs n’a pas toujours été entendue. Nous travaillons pour créer une émulation et faire avancer la société. Nous questionnons à travers l’approche documentaire. La construction de la narration est importante. L’identité créée par l’école est au coeur de notre démarche, cela fait partie de notre mode de recrutement des futurs étudiants.”

Wilfrid Estève

Article publié dans le Journal de la Photographie le 7 juillet 2012.

liens :

http://lejournaldelaphotographie.com/archives/by_date/2012-07-07/7449/arles-2012-colloque-ensp

http://www.rencontres-arles.com

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