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L’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière au sein d’un complexe inédit – Le bloc-notes de Wilfrid Estève

photographie // écritures transmédias & interactives // formation

L’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière au sein d’un complexe inédit

2012 sera pour l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière une année importante. Cette grande école publique dédiée aux métiers du cinéma, de la photographie et du son va s’installer au coeur de la Cité européenne du cinéma. Cette dernière a été notamment portée par Luc Besson.

Implantée à la Plaine Saint Denis, sur le site d’une ancienne usine EDF, l’ENS Louis-Lumière sera au centre d’un complexe inédit, qui réunira dans un même lieu l’ensemble des métiers du cinéma. Ce pôle cinématographique est comparable à la Cinecittà à Rome, au Pinewood à Londres ou au T?h? au Japon. Cette fantastique boîte à outils pour les professionnels du cinéma va-t-elle orienter différemment l’enseignement de la photographie au sein de l’établissement ?

Pour Méhdi Aït-Kacimi, responsable Communication et Développement, “Se retrouver dans ce complexe est important car le lieu sera dédié à la production. Avec tous les prestataires, les studios et les neufs plateaux d’Europa Corp, on reste cohérent. Au niveau de la section Photo, le laboratoire photo sera réduit mais nous aurons plus de place pour le numérique. Pédagogiquement, nous allons gagner en autonomie . Nous déménageons à partir de ce printemps, l’idée est que la prochaine promotion soit accueillie dans les nouveaux bâtiments.” Il est vrai que depuis 1989, l’ENS Louis-Lumière occupait à Noisy-le-Grand, un ensemble de 8 000 m² qui montrait de forts signes de fatigue. Concernant le projet politique de l’école, Méhdi Aït-Kacimi précise aussi “Nous ne souhaitons pas être un lieu fermé, mais ouvert sur le territoire. Un projet de classe Tremplin est prévu ainsi qu’une université d’été”.

Créé en 1924 et ouvert en 1926, sous l’impulsion de Louis Lumière et de Léon Gaumont, l’établissement délivrait à ses débuts un diplôme supérieur non universitaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. En 1945, il devient “École technique de photographie et de cinéma” puis une “École nationale supérieure de photographie et cinématographie”.

 

 

L’école propose depuis 1995 une formation initiale professionalisante, à la fois théorique et pratique, technique et artistique, répondant aux attentes des professions de l’image et du son. Placée sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, l’établissement recrute à Bac +2 par voie de concours. Il dispense un enseignement dans le cadre de trois sections sanctionné par un diplôme de niveau Bac + 5. Le grade de Master permet d’intégrer directement un laboratoire de recherche sur une thèse. De plus en plus d’étudiants le font en photo.

L’ENS Louis-Lumière compte 150 élèves répartis par promotion de 16 dans chaque section. La section photo est animée par une douzaine de professeurs permanents et une vingtaine d’intervenants extérieurs. On retrouve parmi les conférenciers André Gunthert, Marianne Klapisch, Guillaume Herbaut, Philippe Brault, Arnaud Dressen ou encore Claire Guillot. Chaque année, environ 100 candidats tentent le concours photo, 200 celui du son et 300 celui du cinéma.

Les postes occupés par des étudiants diplômés de l’école sont divers : photographe en agence de presse et de mode, chef de projet e-business dans une compagnie internationale, responsable gestion de la couleur, responsable du support technique chez des fabricants de matériel numérique, chefs produits (fabricants d’appareils numériques), fabricant prépresse, chef de projet de la cohérence numérique (groupe de presse), professeurs (écoles de photo), adjoints à la direction qualité de laboratoires de façonnage…

Depuis sa création en 1974, l’Académie des César distingue régulièrement de nombreux professionnels issus de l’école. On compte environ 200 nominations et une trentaine de récompenses dans les domaines de la réalisation, de la photographie, du son et du montage. Les deux derniers semestres se démarquent de l’enseignement : le semestre 5 est dédié à une « majeure ». Elle est conçue, toutes sections confondues, comme une option de spécialité. C’est également l’occasion pour l’étudiant d’engager ou d’approfondir une réflexion particulière en vue de la réalisation du mémoire de fin d’études.

Les deux Majeures qui courent sur 2011 et 2012 sont “Nouvelle forme documentaire” avec Samuel Bollendorff et “Le livre expérimental” avec Franck Maindon. Pour Méhdi Aït-Kacimi, “Les majeures et les projets transversaux opèrent aussi en tant que laboratoire d’expérimentation. Nous constatons une convergence au niveau des outils entre l’image animée et fixe. Nous apportons aux photographes une réflexion et un apprentissage autour du son et de la vidéo. Une des conséquences à ces évolutions est que la post production va prendre plus d’importance. Le métier de photographe est un métier en tant que tel. Après, il a y a des pratiques qui émergent et des nouvelles formes d’écriture, qui sont a encourager. Mon souci, en terme pédagogique, est de savoir comment faire au mieux. Devons-nous créer des spécialisations ou un tronc commun ? C’est compliqué car nous sommes déjà dense en terme de contenu”.

Franck Maindon est en charge de la majeure sur le livre expérimental. Coordinateur de la section photo depuis juillet 2000, il est par ailleurs professeur aux Arts décoratifs. Sa vision du métier est assez fine : “Dans toutes les évolutions qui apparaissent, le photographe a une place intéressante car il y a une identité propre au regard photographique. La photographie va évoluer fortement et occuper des secteurs plus proche de la vidéo que du cinéma. D’autres choses sont plus spécifiques, comme la prise du vue 360 par exemple. Une niche en développement et un marché en création. Je pense que dans les cinq ans, les photographes vont aussi développer une compétence de prestation. Au delà de la réalisation de photographies, ils proposeront un produit fini pour le web, la prise de vue 360, la 3D conception (pub) etc. Aujourd’hui au vu du marché, nous les encourageons à partir dans d’autres champs. Les produits interactifs par exemple, qui ont de l’avenir dans la communication d’entreprise, l’animation d’image fixe et le montage linéaire à partir de photographies, la gestion d’une équipe de production sur une posture plus chef de projet qu’opérateur. Le tout est de savoir jusqu’où un photographe peut aller. Et aussi s’arrêter.”

Franck Maindon est un ancien élève de la promotion 88, une année charnière dans la photographie documentaire. Gilles Coulon du collectif Tendance Floue (lauréat d’un World Press Photo) et Bertrand Desprez de l’agence VU’ (lauréat de la fondation CCF, de la Villa Médicis Hors les Murs et du Prix Kodak de la Critique) en sont sortis. Denis Rouvre aussi, lauréat de deux World Press Photo. L’arrivée début 90 de Françoise Denoyelle, professeur des universités et ancienne présidente du collectif “Le Bar Floréal”, dans l’école a renforcé cette démarche. Franck Maindon souligne que contrairement aux années 80 et 90, “Aujourd’hui, tous les étudiants veulent devenir photographe. Beaucoup pour la dimension sociale de la reconnaissance du travail”.

La deuxième majeure est encadrée par Samuel Bollendorff. Il s’agit également d’un ancien élève, il est sorti de la promotion en 1994. C’était la dernière en tant que BTS, il n’y avait pas encore de mémoire à réaliser, “ce qui est dommage car le mémoire amène à une réflexion et forme plus des photographes”. En attente d’un bagage technique, l’ENS Louis-Lumière s’inscrivait pour lui dans la suite d’un cursus artistique : les beaux arts et un DEUG d’histoire de l’art à Tolbiac. “l’encadrement d’une majeure est stimulant : les étudiants me choisissent, je peux toutefois refuser si le projet n’est pas adapté. Au delà de l’expertise, l’enjeu est de les pousser à la réflexion. Il y a peu de contrainte, nous réfléchissons ensemble aux productions personnelles. Cette séquence pédagogique s’appuie sur la notion d’expérimentation, elle est axée sur l’écriture, la conception et la réalisation d’un projet”.

Franck Maindon souhaiterait qu’à l’avenir, soit développé l’approche autour de la psycho perception, “car c’est à la croisée des chemins avec les autres sections et dans nos démarches transversales”. L’ENS Louis-Lumière a déjà un tronc commun en sciences humaines (cours de l’esthétique et histoire de l’art) en première année avec les conférences de professionnels. “Il y a de vrais échanges entre les étudiants et les sections car ils restent tout le temps dans l’école. Au sens propre comme au figuré, nous avons souvent des “Couples mixtes” entre les étudiants du son et ceux de la photo. Qui ont donné naissance à des petites Lumériens”.

Le semestre 6 est consacré à la réalisation du mémoire de fin d’études comportant une partie théorique et une partie pratique. Ce mémoire donne la possibilité aux élèves d’accomplir une recherche documentée ayant un double objectif : une orientation possible vers la recherche et l’insertion dans la vie professionnelle. Sophie Scher, ancienne élève dont le folio est présenté en complément à cet article, souligne cela : “Les opportunités et le carnet d’adresse de l’école m’ont bien aidé lors de la première année en tant qu’indépendante. Grâce à l’ESN Louis-Lumière, j’ai pu répondre à l’appel d’offre de la Mutuelle des Architectes Français”.

Aux yeux de Samuel Bollendorff, l’accompagnement à l’insertion professionnelle est primordiale : “J’incarne aussi un professionnel, j’essaye de leur donner le plus d’arme possible ainsi que la connaissance d’un marché. les nouveaux supports et le webdocumentaire animent les discussions. Si nous restons centrer uniquement sur la photographie cela peut s’avérer compliqué en sortant de l’école. Ce qui m’intéresse c’est de positionner les photographes aussi en tant que réalisateurs de projets transversaux. En complément de mon activité et de mes productions, cet équilibre est assez riche.”

On sent que des discussions permanentes se déroulent au sein de l’école sur l’évolution du métier de photographe. Les enjeux sont réels car les photographes deviennent de plus en plus réalisateurs. Ils doivent posséder une intelligence de projet avec une expertise transversale. “Mais ils ne deviennent pas pour autant des cinéastes” conclut Samuel Bollendorff, “Par contre, un champ d’expérimentation est vraiment ouvert dans les nouvelles formes de création et de narration. Il ne s’agit pas de leur faire faire du cinéma”.

Wilfrid Estève

 

Article publié dans le Journal de la Photographie le 14 février 2012.

Liens :

http://www.lalettredelaphotographie.com/archives/by_date/2012-02-14/5623/paris-ecole-nationale-superieure-louis-lumiere

http://www.ens-louis-lumiere.fr/

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