En prise avec les mutations actuelles, les nouveaux médias, le journalisme visuel, le référencement local, mobile et social, la structure s’appuie sur un réseau d’une trentaine d’auteurs, de professionnels de l’information et de créateurs. Sa direction artistique, éditoriale et de production est assurée par Virginie Terrasse, Wilfrid Estève et Lorenzo Virgili. Hans Lucas invite à investir de nouveaux territoires numériques, le studio est spécialisé depuis 2006 dans la production de format court ou interactif et a créé le concept de la POM, Petite Oeuvre Multimédia. Son nom est un clin d’oeil à Jean-Luc Godard dont Hans Lucas fut le pseudonyme en tant que critique.
Comme les autres genres cinématographique et télévisuels – la fiction, le clip…-, le documentaire se décline lui aussi sur le web. Il s’interroge sur les différentes moyens d’expression possible du web : écritures, photographies, création sonore, films, réseau, temps réel et trouve une nouvelle forme d’écriture et de diffusion.
Passerelle entre information et création, Hans Lucas répond aux nouvelles narrations et stratégies de communication éditoriale liés aux nouveaux média (POM pour Petite Oeuvre Multimédia, documentaire interactif ou web reportage, applications en téléphonie mobile), à différents supports (média en ligne, écrans mobiles ou embarqués, écrans d’exposition, podcasts) et aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook…).
Direction artistique, éditoriale et de production.
Qu’il s’agisse de production photographique ou en journalisme visuel, de réalisation sonore ou de montage de film d’animation, de conception de plateforme documentaire interactive en HTML5, les créateurs et les auteurs d’Hans Lucas donnent depuis 2006 une perspective unique aux réalisations du studio. Elles sont présentes dans les médias (séries et webdocumentaires pour lemonde.fr, France5 et Radio France International), les agences de photographes (Magnum, VU’, MYOP), les ONG (Médecins Sans Frontières, le Secours Catholique-Caritas), les institutions (le Parlement Européen, la Cité des Sciences de la Villette), les musées (Marmottan-Claude Monet, Maison Européenne de la Photographie), les lieux de création et de production artistique (le 104), dans le secteur du tourisme (l’Office du tourisme de Reims, les Maisons de Champagne et l’Agence Spéciale Tanger Méditerranée) ou lors de grands rendez-vous culturels (Rencontres internationales de la photographie d’Arles, Mairie de Paris et de Toulouse, Istanbul Foundation for Culture and Arts, Palais de Justice de Paris, festival international de la photographie FotoGrafia à Rome et le festival international Photo Phnom Penh).

Qu’est-ce qu’une POM ?
La Petite Oeuvre Multimédia est un montage vidéo qui anime l’image fixe,et permet une aproche directe, sensitive du sujet. Moderne et communicatif, le POM est par nature, l’objet éditorialisé du Web. Passerelle entre information et création, ce module court se démarque par son dynamisme.
En 2007, dans le cadre de la série multimédia « Territoires de Fictions », hans lucas a publié 52 POM sur lemonde.fr, leader français de l’information générale, et réalisé les deux plus hauts scores d’audience depuis la création du site : record d’affluence pour une série dans son ensemble et pour une vidéo individuelle.
En prise avec les mutations actuelles, la structure s’appuie sur un réseau d’une vingtaine de professionnels de l’information et de créateurs. Plateforme de création et de production, Hans Lucas constitue aussi un espace de réflexion et d’échange interdisciplinaire autour de l’évolution de l’information.

Extrait de la série « Teknivals », France_2001.
Hans Lucas constitue aussi un espace de réflexion, d’échange interdisciplinaire et de transmission de l’information visuelle. Le studio organise des conférences, des débats, stages, ateliers, cours du soir ainsi qu’un programme mentor en journalisme visuel. Ses membres interviennent dans le cadre de la formation continue, initiale ou alternée dans le domaine des nouveaux médias, du photojournalisme et de la photographie. Nous collaborons avec l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, des écoles (l’ESJ de Lille, Sciences Po, l’Institut pratique de journalisme, l’ENSP d’Arles, l’ENS Louis-Lumière), des centres de formation (le CFPJ ou l’EMI), la galerie Ikono à Bruxelles et les RIP d’Arles (master class, nuit de l’année, séminaire) ainsi qu’avec l’association reconnue d’utilité publique FreeLens (événement POM+F et les Rencontres des nouveaux médias).
Mentor comprend une approche nouvelle du photojournalisme et du documentaire ainsi qu’une stratégie de positionnement sur les nouveaux médias et la presse, internet et les réseaux sociaux et professionnels. Au-delà d’une pédagogie de projet et coopérative, de la définition d’objectifs individuels et d’une feuille de route, d’un dispositif de formation, notre programme met en place une relation interpersonnelle de soutien, d’échanges et d’apprentissage, dans laquelle les experts d’Hans Lucas favorisent l’insertion de jeunes auteurs dans le marché du travail et des entreprises. Ses objectifs sont liés au développement à la fois personnel et professionnel des participants, à la pédagogie de projet. Catalyseur du changement, Mentor vise l’accompagnement d’une personne dans la mobilisation de ses ressources, la recherche et la mise en application de solutions adaptées au développement de son autonomie. L’insertion professionnelle est progressive tout au long de Mentor, elle passe par un dialogue permanent, la mise en place d’un réseau, d’une valorisation des compétences et des projets réalisés. Des collaborations avec des médias ainsi que des rencontres régulières avec des professionnels. Dans la continuité du programme, la participation à Mentor prévoit la diffusion de travaux qui ont retenu l’attention des référents dans une rubrique dédiée sur la plateforme du studio. Chaque participant sera titulaire d’une carte de membre « Mentor Pro ».
Dans le cadre de financement collectif, Hans Lucas est membre du club des mentors de KissKissbankbank. Wilfrid Estève, cofondateur du studio, a intégré en 2010 le board of reviewers d’Emphas.is. En 2011, il fait partie de l’observatoire du photojournalisme ainsi que de l’observatoire des métiers de la presse et a participé à la création de la nouvelle catégorie en Webjournalisme du Prix Bayeux des correspondants de guerre. Il a réalisé sa dixième rentrée en tant que responsable de la formation en Photojournalisme et sa deuxième sur la spécialisation webdocumentaire à l’Ecole des Métiers de l’Information.
Pour plus d’informations, veuillez nous contacter à studiohanslucas@gmail.com
Cet article est disponible sous les termes de la Licence Creative Commons Paternité-Partage des Conditions Initiales à l’Identique 3.0 Unported (CC-BY-SA).
Article publé le Dimanche, juillet 5th, 2009 dans la rubrique A la une, Digital storytelling, Parcours, Slideshow avec les mots-clés Digital stoytelling, Hans Lucas. Vous pouvez suivre les réponses grâce au flux RSS 2.0.
"Portrait : Wilfrid Estève / Virginie Terrasse" par Nicolas Bole du blog documentaire
Le Blog Documentaire propose ici son premier portrait de producteurs avec une figure bien connue parmi les Twitteurs et autres amis de Facebook : Wilfrid Estève qui, avec Virginie Terrasse, a cofondé le studio Hans Lucas.

Retour sur “21 voix pour 2012”.
Le projet transmédia “21 voix pour 2012” achève avec la plateforme interactive “60 secondes pour un quinquennat”, sa phase de production et la promotion en photojournalisme termine son stage en entreprise. Il était temps de rassembler quelques photographies d’une année particulière, celle de ma dixième et dernière formation en photojournalisme. A mon arrivée, le stage durait 2 mois et demi. Aujourd’hui, enrichit notamment de modules vidéographie, POM et webdoc, il en fait 8.
Pour devenir photojournaliste, il n’existe pas de mode d’emploi. Le but de la formation n’est pas de théoriser la pratique d’un métier, il s’agit plutôt d’en donner des clés, de proposer des pistes. Il ne suffit pas au photojournaliste d’être curieux, de trouver des idées pertinentes, de choisir un angle original, il lui faut aussi réussir à affirmer son regard. Et ne pas hésiter à confronter son travail aux autres, à évoluer dans un milieu professionnel dont il est nécessaire de comprendre les attentes et les règles.
Les expériences des personnalités rencontrées durant la formation mettent en lumière différents modes de fonctionnement des photographes, mais aussi des médias, ainsi que les écueils à éviter, les questions à se poser.
Les interrogations ne manquent pas : comment donner du sens à ses idées et à sa production ? Dans quel récit multimédia s’inscrire : vidéographie, petites œuvres multimédias (POM) ou documentaire interactif ? Dans quelle structure le photographe peut-il s’intégrer aujourd’hui ? Doit-il suivre ses affinités personnelles ou se plier aux exigences de ses commanditaires ?
S’il veut s’épanouir, le photographe doit choisir la solution qui s’accommodera le mieux avec la démarche qu’il revendique. Le photojournaliste doit aussi gérer ses relations avec les rédactions : décrocher un rendez-vous, présenter un sujet pour optimiser les chances de le faire publier.
Cette formation apporte des pistes de réflexion pour prendre du recul. C’est un laboratoire d’idées, d’échanges et d’expériences qui permet de s’émanciper. De s’affranchir.
Rendez-vous en septembre 2013 avec deux rentrées - une en formation initiale (université de Perpignan) et une en continue (CFPJ Médias) - pour un #photojournalisme encore plus en phase notre époque et son marché.
De l’écriture à la lecture… Sonore.
Dans le cadre des six folios que j’ai réalisé pour le magazine du Jeu de Paume entre décembre 2011 et mars 2012, j’ai demandé à Samantha Rouault de choisir ou d’écrire un texte et de le lire à la manière d’un conte. En complément à mon article, centré sur le parcours de l’auteur et le contexte de la série, il s’agissait d’apporter un point de vue différent, pertinent et complémentaire aux photographies présentées.
Pour dynamiser et rythmer l’ensemble de la page et reprendre le principe d’une scène ouverte, j’ai eu l’idée d’une “lecture sonore” et ai demandé à Alice Guerlot-Kourouklis, membre du studio Hans Lucas, de composer une bande sonore originale. Dans ce dispositif, je tenais à ce que le photographe sois présent, rédige des phrases puis les lise ou les déclame. Alice, avec qui je collabore depuis le projet “Territoires de fictions”, mixait les deux voies en fonction des enregistrements réalisés dans son studio.
Au-delà d’une mise en contexte originale d’un folio, cette initiative a été appréciée par le magazine et lors de la série “La Palestine comment ?”, Adrien Chevrot s’est même prêté au jeu en lisant un texte. Toutes les deux semaines un rendez-vous s’est ainsi créé durant trois mois. Il a été bien suivi par des internautes qui restaient en moyenne cinq minutes sur les articles. Lors de la soirée du studio Hans Lucas à la SCAM, le photojournaliste Reza a été surpris et séduit par ces lectures. Enfin elles ont été un grand sujet de conversation lors de la restitution que nous avons organisé aux “trois frères” en mars dernier, avec l’équipe du magazine du Jeu de Paume.
Le morceau choisi n’a pas été sélectionné mais j’ai souhaité vous le faire découvrir. Il a été réalisé à l’occasion de la série intitulée : “NYC I LOVE IT BUT I DON’T LIKE IT” d’Adrian Crispin, photographe New-yorkais. Samantha a choisi de lire un extrait du livre d’Ernesto Sabato, “Le Tunnel”, en écho aux écrits d’Adrian Crispin.
Vous trouverez l’article ainsi que la version sélectionnée en cliquant ici.
Souhaitons que les lectures sonores rencontrent le même parcours que les Petites Oeuvres Multimédia. Et qu’un jour, nous puissions les écouter dans le musée du Jeu de Paume sous forme d’installation… Dansante.
Bonne écoute.
Présentation de l’équipe du dernier projet auquel je participe : “Métalbanger, l’art de la violence”. Il s’agit d’un documentaire transmédia et interactif conçu à la fois pour une plateforme web et pour une diffusion télévisée.
Le Metal, dérivé du Hard-Rock puis du Heavy-Metal est une musique cataloguée comme violente. C’est aussi un genre musical écouté dans le monde entier. De nombreux documentaires se sont déjà focalisés sur les fans mais plus rarement sur les musiciens. Aucun ne s’est penché sur les raisons qui poussent un artiste à exprimer ses émotions à travers ce genre musical au cœur de nombreuses polémiques et victimes de clichés et amalgames.
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[...] Public, il est aujourd’hui en charge de la direction artistique et éditoriale du studio de production multimédia Hans Lucas. Il a travaillé pendant douze ans (1994-2006) pour une vingtaine de rédactions, du Figaro [...]