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Rencontres – Le bloc-notes de Wilfrid Estève

photographie // écritures transmédias & interactives // formation

Rencontres

L’instant « t » de Guillaume Chamahian

“On dit que la musique adoucit les moeurs”… C’est sur cette phrase que Guillaume Chamahian termine le texte de sa série intitulée “Bosnia”. Sans doute un petit clin d’oeil à une vie antérieure.

“J’ai arrêté ma scolarité en troisième. A 18 ans on m’a offert un appareil photo, j’ai commencé à faire des images et à toucher à l’écriture et à la peinture. Je rentre aux Beaux-Arts de Marseille que je trouve trop scolaire. J’y reste 6 mois et pars à Londres. En 1995, je découvre le milieu underground, la techno, les Spiral Tribe (célèbre sound system londonien) et passe deux ans à mixer. »


La Villa Pérochon, un nouveau centre d’art contemporain photographique

Ce vendredi à la Bourse du travail d’Arles, l’équipe de l’association “Pour l’instant” va annoncer la création de la Villa Pérochon, nouveau centre d’art dédié à la photographie en France.

Sylviane Van de Moortele est membre fondatrice et présidente de “Pour l’instant” depuis 1994. Ce projet, porté par un petit groupe de passionné(e)s, est le fruit d’une longue gestation. Elle est avec Jean-Charles Oudinet (trésorier depuis 1994) et Patrick Delat, l’âme de l’association.

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Alain Desvergnes et la création de l’école de photographie d’Arles

“Imaginez si nous avions pu avoir une réunion entre Rousseau et Voltaire et en faire un colloque ? »

« Nous aurions eu ces deux bonhommes qui nous auraient raconté leur vie et leur histoire. Nous avons la chance aujourd’hui d’avoir les plus grands photographes du monde. Même si certains sont en train de disparaître, ils sont tous venus à Arles.” répliqua Alain Desvergnes en 1980 sur TF1 à un Bernard Golay incrédule sur l’intérêt du festival pour le grand public ; et de renchérir : “Une remarque, un sourire, une parole sur la place du forum peuvent valoir pour un débutant ou quelqu’un qui s’intéresse à l’image, beaucoup plus que plusieurs chapitres. Il y a une espèce de lumière qui peut jaillir de la conversation”.

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Le “Manga project” de Monica Santos & Mat Jacob

C’est un entrelacement de dessins et d’images. C’est une rencontre entre les premiers et les seconds, dans des tonalités de gris, de bleus et de teintes saturées parfois, flamboyantes, ponctuant ce projet, le portant, comme un élément novateur.

Le crayon est maîtrisé, et transforme avec ingéniosité la photographie, ou la laisse se glisser parmi les croquis pour prendre pleinement sa place. Puis une page haute et forte en couleurs surgit. Elle amène un contraste qui s’avère être nécessaire pour rompre la monotonie d’un manga classique. Nous sommes ici dans la création.

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L’ENSP d’Arles : les défis d’un changement décisif

Personnalité réfléchie, exigeante et tenace, Rémy Fenzy a commencé sa carrière dans l’administration à l’Ambassade de France de Reikjavik (Islande), puis a décidé de compléter sa formation supérieure à la Sorbonne (Paris I), avant de devenir professeur des écoles d’art, puis directeur de l’Ecole Supérieure d’Arts de Brest jusqu’à sa nomination à celle d’Arles en 2010.

L’ancien étudiant de l’ENSP (deuxième promotion), se plaît à dire que la différence entre Arles et les grandes écoles étrangères réside dans le fait qu’au delà de la pratique d’une photographie riche en diversité, le principe de l’école est un projet de vie.

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Christophe Laloi et l’écosystème des Voies Off

Christophe Laloi est le directeur du festival Voies Off. Cet ancien élève de l’école sort de la promotion Claude Cahun (1996).

“Une promotion dynamique et soudée, j’y ai eu une vraie vie d’étudiant. La place que j’occupe sur le Off m’a permis de suivre les travaux de tout le monde. » A l’occasion du livre “Qu’avez-vous fait de la photographie ?”, je me suis rendu compte que j’avais passé 17 ans à m’occuper des autres. C’est très étrange, car j’étais gêné de répondre, avec cette sensation de n’avoir rien fait.”

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“Lettres aux Pères” de Lionel Pralus

Le 17 novembre 2011, je reçois Lionel Pralus pour un entretien. Un faux-air du chanteur Arnaud Fleurent-Didier, il fête ce jour-là ses 29 ans.

La conversation tourne autour de ce projet inachevé, ces Lettres aux pères faites de photographies entrechoquées de phrases. Lionel évoque une enfance un peu particulière dans ce quartier de Tours peuplé de jeunes retraités qui ne connaissent pas leurs voisins. Le décor est posé, la maison familiale et son proche alentour, un vase clos.

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“Cortex” de Valerio Vincenzo

Valerio aime brouiller les cartes. Originaire de Naples, il a grandi à Milan et réside à Paris. Il se revendique Européen et vit avec une Américaine. Il n’aime pas les cases et ne se définit pas comme photographe.

Valerio avait trouvé un mot plus juste, mais l’a oublié, « c’était lié à l’image » précise t-il. Sur sa carte d’identité italienne, on lit sa profession : étudiant. Valerio est attaché à ce statut car il désire apprendre durant toute sa vie. Discret et déterminé, cet ancien consultant dans la finance poursuit avec élégance un intéressant parcours photographique. Se jouant des formats et des média, il explore, s’égare ; aime prendre du recul et rendre intelligible. Son principal souci est de rester cohérent dans l’ensemble de ses démarches. Avec humour et dérision, il pointe les absurdités de notre société.

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“Degeaba, Bucarest 20 years later” d’Emilien Urbano

Si en août 2010 Ceau?escu s’était présenté aux élections, il aurait été élu président avec 41% d’opinions favorables. Le résultat de ce sondage, réalisé par l’Institut Roumain pour l’Evaluation et la Stratégie, 21 ans après la mort du dictateur laisse perplexe et donne à réfléchir.

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“NYC I love it but I don’t like it” d’Adrian Crispin

En l’an 2000, Adrian a 25 ans. Il vit à New-York, écoute Arthur Russell, Kruder & Dorfmeister et The Velvet Underground. Une vie de galère et de petits boulots l’amène à travailler dans un restaurant, il y rencontre Jamie Zeccola. Entre eux deux, une entente à demi-mot s’opère, l’un photographie, l’autre peint.

Les soirées et les nuits de grandes discussions se succèdent. Une correspondance par mail commence alors. Elle va durer six ans et nourrir en partie une réflexion autour de leur travail.

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“Spree” de Dorothée Smith


Des visages dans des cheveux d’or qui… oublient leur vertu. Mais c’est pas vrai qu’ils ont l’air d’un conquistador.
Asexués une fois dévêtus qui croit quand on les voit comme ça. Excitant toutes les petites filles. Pourquoi on n’y croit plus comme ça.
Isolé dans un corps presqu’île.

Lorsque Nicola Sirkis chante « 3e sexe », hymne à la tolérance sexuelle et au droit à la différence, Dorothée Smith a six mois. Alors qu’à Paris, Christo emballe le Pont Neuf, la Spree longe le symbole d’une Europe déchirée par le Rideau de fer.

La rivière sépare en deux la capitale allemande et à l’image de ces quatorze Berlinois de l’Est qui en 1962 ont enivré le capitaine d’un bateau pour franchir le mur sous les coups de feu, elle a aussi été promesse d’espérance et de liberté pour des Berlinois appelés à vivre entre deux systèmes. Et deux identités. Aujourd’hui encore il existe des murs, invisibles certes, mais tout aussi réels.

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“La Palestine comment ?” de Virginie Terrasse et de Wilfrid Estève

Un petit groupe silencieux d’ouvriers palestiniens se presse. Aveuglés par la lumière et la poussière, nos paupières sont mi-closes. L’air enflammé fait danser des silhouettes.

Son Mamiya autour du cou, Virginie s’éloigne et contourne la barrière de séparation. Je prends la direction inverse et décide de longer le mur, que je découvre toujours en cours de construction. Il fait très chaud, le chantier fait miroiter un métal bouillant. Face à moi, des pans de béton de huit mètres de haut sont en train de prendre racine. Je mesure mon souffle et cherche l’ombre. Derrière des barbelés, j’entends crier : « Yala, yala ». Est-ce l’envie de fuir le soleil ou ce monde qui me paraissait si étrange ? J’ai longtemps marché ce jour là, interrogeant l’espace du regard, avec mes pensées d’homme libre pour seules compagnes.

 

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