photographie // écritures transmédia & interactives // enseignement

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Photojournalisme, oeuvres numériques et digital storytelling

Wilfrid Estève est photographe, journaliste, enseignant et producteur. Depuis 2004, il préside l’association reconnue d’utilité publique FreeLens et a reçu la mention spéciale du prix Nadar pour « Photojournalisme, à la croisée des chemins » en 2005 en tant qu’auteur, ainsi que le grand prix du jury du WebTV Festival de La Rochelle et le Prix Historia de l’inattendu pour la plateforme interactive documentaire « La Nuit oubliée – 17 octobre 1961″ en 2012 et le Mediterranean Journalist Award 2013 dans la catégorie Nouveaux médias de la Fondation Anna Lindh pour le webdocumentaire « Sout el shabab » en tant que producteur. Membre de l’observatoire du photojournalisme du Ministère de la Culture, cofondateur de l’agence l’Œil Public, conférencier spécialisé sur le transmédia et le photojournalisme, il a commencé sa carrière en 1995. Depuis 2006, il est en charge de la direction éditoriale du studio de création et de production Hans Lucas.

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Hans Lucas, un studio de création et de production dédié aux nouvelles écritures

Passerelle entre information et création, Hans Lucas répond aux nouvelles narrations et stratégies de communication éditoriale liés aux nouveaux média (POM, documentaire interactif ou web reportage, applications en téléphonie mobile), à différents supports (média en ligne, écrans mobiles ou embarqués, podcasts) et aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook…).

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“Territoires de Fictions”, l’identité en diffusion

Face à une information télévisuelle de plus en plus contrôlée, scénarisée et produite de façon de moins en moins spécialisée par des J.R.I (journalistes réalisateurs d’images) multicasquettes ces fictions revendiquées dans des collaborations entre photographes, réalisateurs et créateurs sonores apparaissent aujourd’hui comme une alternative à un photojournalisme de moins en moins en prise avec la complexité du réel politique.

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Séoul, Corée du sud_2001 © Wilfrid Estève

Qu’est-ce que la photographie aujourd’hui ?

La révolution numérique, les nouveaux supports et formes de création et de narration, de production, de diffusion, de stockage inscrivent aujourd’hui la photographie dans des perspectives inenvisageables jusqu’alors. Sur la toile, la consommation des images via les réseaux sociaux , les applications smatphone et iPad et les plateformes de partage communautaire apportent une fonction nouvelle à l’image, qui devient conversationnelle ; la globalisation de son utilisation rend son impact incontrôlable.

Nous voilà entrés dans une nouvelle ère, celle de l’ubiquité de l’image. Et tout comme l’annonçait dans les années trentre, László Moholy-Nagy, l’analphabète de demain sera celui qui ne sait lire les images que la société porte à son regard.

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POM, vidéographie, webdocumentaire : lexique des nouveaux formats

La crise dans les médias aura eu le mérite d’accélérer les initiatives des photojournalistes dans le « digital story telling ». Depuis 2005, une nouvelle orchestration éditoriale s’est mise en place pour l’ensemble des « journalistes de l’image » et des écritures narratives ont rencontré leurs publics. Même si nous sommes toujours dans l’essai, les enjeux sont réels : des métiers ont évolué (journaliste multimédia, iconographe bimédia), d’autres se sont créés (vidéographe, community manager) et des formats ont vu le jour (POM, vidéographie, Websérie et Webdocumentaire) permettant à l’image fixe, désormais en mouvement, d’interagir.

S’informer en tous lieux et à tout moment… Aujourd’hui on parle de fragmentation de l’information visuelle, de transversalité du récit, de multiplication des supports et des écrans, de développement des communautés, l’image est d’ailleurs devenue « conversationnelle » dans les réseaux sociaux.

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Justifier l’injustifiable

Victime d’un acte d’homicide délibéré, Loucas Von Zabiensky-Mebrouk, dit Lucas Dolega vient de décéder à Tunis. Depuis quatre jours le photojournaliste franco-allemand était plongé dans un coma artificiel et avait perdu l’usage de son oeil gauche. Blessé à la tête vendredi 14 janvier au cours d’une manifestation, par un tir « à bout portant » [moins de cinq mètres] et « tendu » [trajectoire qui se rapproche de la ligne droite] d’une grenade lacrymogène, Lucas a clairement été pris pour cible par la police anti-émeutes tunisienne. Il s’était réfugié avec cinq autres photographes [Matthias Bruggmann, Olivier Laban-Mattei, Remy Ochlik, Bruno Stevens et Pierre Terdjman] dans une rue adjacente à l’avenue Bourguiba où des débordements avaient lieu. Selon le témoignage de ses confrères « c’est alors qu’il passait la tête pour voir où en était la situation qu’il a été touché par le projectile.».

Aujourd’hui, c’est toute la profession des journalistes et des photographes qui est en deuil. En colère aussi.

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Le “75”, une école bruxelloise des arts de l’image de référence en photographie documentaire

Visiter Le 75 m’a toujours fait regretter de ne pas y avoir été étudiant. Le bâtiment, très lumineux, se trouve au milieu d’un beau parc du sud de Bruxelles. Capitale européenne oblige, bien que l’école soit francophone, dès l’entrée on y entend plusieurs langues. Les tirages photographiques aux murs et les dessins sur les tables témoignent de l’importance des ateliers. Nous sommes ici d’évidence dans la création et l’écoute. Les échanges avec les professeurs d’atelier sont permanents car chaque élève est libre de les solliciter autant qu’il le souhaite pour l’avancement de ses travaux. Des rapports bienveillants et, contrairement à certaines institutions artistiques, sans condescendance.

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La nouvelle donne du numérique

Former des photojournalistes est vital. Ces dix dernières années nous ont montré que trop peu de professionnels avaient été en capacité d’anticiper la transformation du modèle économique des médias traditionnels, la crise de la presse puis celle des agences, de s’adapter à l’émergence du « digital storytelling ». Le numérique a profondément marqué notre société, aucune perspective de rebond ne pourra aboutir si nous ne pouvons intégrer dans nos démarches professionnelles les nouvelles écritures. Elles ont créé des opportunités et fait rebondir un marché sclérosé, des formats dédiés sont nés, faisant fortement évoluer la pratique. De nouvelles postures sont apparues, elles permettent davantage de créativité et donnent plus de responsabilités aux photojournalistes.

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“La Palestine comment ?” de Virginie Terrasse et de Wilfrid Estève

La série « La Palestine comment ? » présentée dans le magazine du Jeu de Paume a été réalisée par Virginie Terrasse et Wilfrid Estève. Elle se veut une métaphore, une représentation du conflit et de la colonisation, de l’enfermement dans l’espace et dans le temps ; de l’errance et des détours incessants d’une population civile prise en otage. Elle documente les aspects d’une partition territoriale imposée par la force et rendant impossible la cohabitation entre Israéliens et Palestiniens. Défaisant la géographie et les territoires, elle contextualise les difficultés à vivre en Cisjordanie.

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“Spree” de Dorothée Smith

« Des visages dans des cheveux d’or qui… oublient leur vertu. Mais c’est pas vrai qu’ils ont l’air d’un conquistador. Asexués une fois dévêtus qui croit quand on les voit comme ça. Excitant toutes les petites filles. Pourquoi on n’y croit plus comme ça. Isolé dans un corps presqu’île. »

Lorsque Nicola Sirkis chante « 3e sexe », hymne à la tolérance sexuelle et au droit à la différence, Dorothée Smith a six mois. Alors qu’à Paris, Christo emballe le Pont Neuf, la Spree longe le symbole d’une Europe déchirée par le Rideau de fer. La rivière sépare en deux la capitale allemande et à l’image de ces quatorze Berlinois de l’Est qui en 1962 ont enivré le capitaine d’un bateau pour franchir le mur sous les coups de feu, elle a aussi été promesse d’espérance et de liberté pour des Berlinois appelés à vivre entre deux systèmes. Et deux identités. Aujourd’hui encore il existe des murs, invisibles certes, mais tout aussi réels.

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Adrien Aumont Kisskissbankbank

KissKissBankBank : the crowdfunding site

2012 est l’année de la maturité pour KissKissBanBank. Pionnière du financement participatif, la structure est devenue en trois ans, la première plateforme généraliste de « crowdfunding » en France. Aujourd’hui avec la sortie d’une V2 proposant un site anglophone et l’ouverture de bureaux à l’étranger, les enjeux sont européens. La startup permet à des internautes investisseurs d’être en relation directe avec les créateurs de projets ou le public amateur de créativité, de collecter des fonds et de soutenir tout type de projet culturel, artistique ou innovant. Sélectionné par le magazine Challenges, dans le top 100 des jeunes entreprises à fort potentiel de croissance où investir, KissKissBankBank a su établir, une relation sereine avec ses Business Angels, les donateurs, le milieu artistique et les journalistes professionnels.

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Christophe Laloi et l’écosystème des Voies Off

Christophe Laloi est le directeur du festival Voies Off. Cet ancien élève de l’école sort de la promotion Claude Cahun (1996). “Une promotion dynamique et soudée, j’y ai eu une vraie vie d’étudiant. La place que j’occupe sur le Off m’a permis de suivre les travaux de tout le monde. A l’occasion du livre “Qu’avez-vous fait de la photographie ?”, je me suis rendu compte que j’avais passé 17 ans à m’occuper des autres. C’est très étrange, car j’étais gêné de répondre, avec cette sensation de n’avoir rien fait.”

Le travail autour du festival est conséquent, “Alain Desvergnes (ancien directeur de l’école) m’a confié qu’il avait eu le temps de s’occuper de lui qu’une fois à la retraite. J’apprécie ce qu’il est, nous avons toujours eu des échanges nourrissants.” “Lorsque je suis entré à l’école je me suis mis à travailler pour la première fois de ma vie. Avant, j’avais fait tous les boulots : de mécanicien à la vente sur les marchés, ou encore jouer au sein d’un groupe de Rock. La photographie m’a fait prendre goût aux études. Comme je n’avais pas les moyens de faire l’ETPA à Toulouse, je me suis inscrit en histoire de l’Art à l’université du Mirail.”

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L’ENSP d’Arles : les défis d’un changement décisif

Personnalité réfléchie, exigeante et tenace, Rémy Fenzy a commencé sa carrière à l’Ambassade de France de Reikjavik, puis a décidé de compléter sa formation supérieure à la Sorbonne, avant de devenir professeur des écoles d’art, puis directeur de l’Ecole Supérieure d’Arts de Brest jusqu’à sa nomination à celle d’Arles en 2010. L’ancien étudiant de l’ENSP, se plaît à dire que la différence entre Arles et les grandes écoles étrangères réside dans le fait qu’au delà de la pratique d’une photographie riche en diversité, le principe de l’école est un projet de vie.

“J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de pénétrer dans le monde des écoles d’Art, ce fut une révélation et un choc. Sortant d’Arles et avec une certaine maturité, j’ai pris conscience de l’extrême importance de ces lieux. Les questions de pédagogie, de transmission sont au coeur du processus de construction de la jeune création. Accompagner les étudiants, les amener à des réflexions, autant d’éléments qui les aideront plus tard à faire oeuvre. La photographie est la passion d’une vie. Au sein de l’école, les possibilités d’approfondir son étude sont multiples. A Arles, une candidature n’est jamais le fruit du hasard.”

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Le “Manga project” de Monica Santos & Mat Jacob

C’est un entrelacement de dessins et d’images. C’est une rencontre entre les premiers et les seconds, dans des tonalités de gris, de bleus et de teintes saturées parfois, flamboyantes, ponctuant ce projet, le portant, comme un élément novateur. Le crayon est maîtrisé, et transforme avec ingéniosité la photographie, ou la laisse se glisser parmi les croquis pour prendre pleinement sa place. Puis une page haute et forte en couleurs surgit. Elle amène un contraste qui s’avère être nécessaire pour rompre la monotonie d’un manga classique. Nous sommes ici dans la création.

Depuis deux jours, Mat Jacob et Monica Santos sont de passage aux Rencontres d’Arles. Ils en profitent pour présenter leur nouveau projet à un cercle d’amis. Son nom de code : “Le manga project” devrait prendre corps sur trois supports : l’édition, l’exposition et le web.

Commencé en 2010, dans le cadre d’une résidence à Tokyo dans le « Tokyo Wonder Site », ce projet était initialement prévu pour les 20 ans de Tendance Floue sous la forme d’une revue grand format. Finalement, trop ambitieux, il n’aura pas lieu.

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Comment enseigne-t-on la photographie en France et à l’étranger ?

Dans le cadre du colloque “Intensités de la photographie”, préparé, coordonné et animé par Françoise Docquiert et Rémy Fenzy, j’ai assisté mercredi 4 juillet 2012 à une matinée consacrée à la thématique “Photographie et enseignement”. Les questions “Comment enseigne-t-on la photographie en France et à l’étranger ?”, “Quelles sont les spécificités et les missions principales des écoles ?” et “Comment chacune se forge-t-elle une identité forte ?” étaient au coeur des échanges.

Françoise Denoyelle (École nationale supérieure Louis-Lumière), Phillip S. Block (International Center of Photography, New York), Olivier Faron (École normale supérieure de Lyon), John Fleetwood, (Market Photo Workshop, Johannesbourg), Tadashi Ono (Kyoto University of Art and Design), Michel Poivert (université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) et Olivier Richon (Royal College of Art, Londres) ont présenté leurs points de vue. Extraits des échanges…

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Magnum est-il toujours d’actualité ?

Magnum est-il toujours d’actualité ? C’est la question à laquelle va répondre l’agence autour d’une table ronde, de 16h30 à 18h00. Pour faire suite à une invitation informelle de François Hébel à la tenue de leur assemblée générale à Arles, les photographes de la coopérative mythique ont vécu 4 journées exceptionnelles et donné une forte impulsion à la structure avec tout d’abord, 3 nouveaux nominés : Bieke Depoorter (26 ans), Jérôme Sessini (43 ans) et Zoé Strauss (42 ans).

La réunion annuelle a été comme à son habitude, un moment d’échanges et de débats. Alors que le marché de la presse s’effondre, l’agence et son site web entament une mutation. « Avec les logiques du numérique, Magnum est toujours d’actualité” assure Clément Saccomani, directeur de l’éditorial, “Les photographes se posent beaucoup de questions et sont au coeur de problématiques complexes sur le droit d’auteur, la diffusion des archives ainsi que les modes de production alternatifs. Je constate que la photographie n’a jamais été aussi vivante chez nous. »

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Il est grand temps de rallumer les étoiles*

Depuis plus de dix ans, le monde de la photographie est déstabilisé. Les nouvelles technologies ont redéfini les pratiques de toute une profession. De profonds changements s’opèrent dans les domaines de la production, de la distribution et de la consommation.

Une nouvelle e-économie émerge. Elle bouscule notre façon de penser, de travailler, de voir le monde, sans que nous nous soyons préparés. La Photographie est née en France, l’essor de sa culture, de son enseignement et de son rayonnement nous ont autorisé une certaine suffisance. Nous avons passé les dix dernières années à attendre, commis l’erreur d’être passé à côté des évolutions et d’avoir ralenti l’adaptation de la France aux technologies au moment où le monde l’accélérait.

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« La photo à bonne école », une enquête de Polka magazine

Qu’elles soient publiques ou privées, qu’elles coûtent 600 ou 18.000 euros par an, qu’elles accueillent des étudiants à la sortie du lycée ou à bac +3, toutes les formations ont pris en compte les mutations du métier de photographe, liées à l’arrivée du numérique. La plupart préparent aussi bien à la prise de vue qu’aux professions « périphériques » de la photographie, dont le champ ne cesse de s’étendre. Chaque année, ils sont environ 400 –dont de plus en plus de femmes– à sortir de la quinzaine d’écoles spécialisées.

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What’s up webdoc ?

Les productions interactives sont apparues il y a 7 ans sur le Web. Plus communément nous parlerons de webdocumentaires. Un terme barbare ai-je dit ? Non… Juste un mot valise qui regroupe beaucoup de concepts. Photographes, réalisateurs, producteurs, diffuseurs, documentalistes livrent leurs regards et ne passent pas par quatre chemins… Avec franchise ils nous parlent d’économie, de format, de créativité, d’équipe projet, d’invention, d’histoire, de la force de l’image et du son et de bien d’autres choses.

Avec entre-autres Alexandre Brachet-directeur de l’agence Upian ; Samuel Bollendorff- photographe et réalisateur de #webdoc, Olivier Lambert-journaliste et réalisateur, Eleonore Lamothe-co-fondatrice et productrice d’Inflammable Production et Kids Up Hill ; Cédric Mal-documentariste et journaliste fondateur et directeur de publication du Blog documentaire ; Florent Maurin- web-architecte et fondateur de « The Pixel Hunt »; Christine Avel-romancière et spectatrice/internaute ; Serge Lalou-scénariste, coproducteur, directeur de productions et producteur de la société « les films d’ici »….

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Quand internet change la donne

Transversalité, interactivité, financement participatif… Ces expressions sont entrées dans le jargon culturel. A l’ère du 2.0, l’usage du web devient pour les artistes un tremplin pour se forger une identité et rassembler autour d’eux une communauté, et trouver des financements.

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Photo de la promo 2013

Le Diplôme d’Université en « Photographie documentaire et écritures transmédia »

Unique en France, l’Université de Perpignan propose sur le site de Carcassonne un Diplôme d’Université dédié à la photographie documentaire, au photojournalisme et aux écritures numériques. Cette formation, encadrée à 75% par des spécialistes en activité et à 25% par des universitaires, vise à former à la fois des professionnels ainsi que des étudiants aux narrations transmédia.

Au-delà d’une pédagogie de projet et coopérative, de la définition d’objectifs individuels et d’une feuille de route, ce dispositif de formation met en place une relation interpersonnelle de soutien, d’échanges et d’apprentissage, dans laquelle les experts d’Hans Lucas favorisent l’insertion des auteurs dans le marché du travail. Les objectifs sont liés au développement à la fois personnel et professionnel des participants, à la pédagogie de projet.

Catalyseur du changement, le DU vise l’accompagnement d’une personne dans la mobilisation de ses ressources, la recherche et la mise en application de solutions adaptées au développement de son autonomie. L’insertion professionnelle est progressive tout au long de la formation, elle passe par un dialogue, la mise en place d’un réseau, d’une valorisation des compétences et des projets réalisés. Des collaborations avec des médias ainsi que cinq #masterclass sont proposées.

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Correspondance – Camille Lepage

La photographe indépendante française Camille Lepage a été assassinée le 13 mai 2014 en République Centrafricaine. Wilfrid Estève, cofondateur du studio hans lucas, nous a confié une partie de leurs dernières correspondances.

« Et à deux de mes amis, je dis aux portes de la nuit : si un rêve est indispensable qu’il soit à notre image… » — Mahmoud Darwich.

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Correspondance – Camille Lepage

La photographe indépendante française Camille Lepage a été assassinée le 13 mai 2014 en République Centrafricaine. Wilfrid Estève, cofondateur du studio hans lucas, nous a confié une partie de leurs dernières correspondances.

« Et à deux de mes amis, je dis aux portes de la nuit : si un rêve est indispensable qu’il soit à notre image… » — Mahmoud Darwich.

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Le Diplôme d’Université en « Photographie documentaire et écritures transmédia »

Unique en France, l’Université de Perpignan propose sur le site de Carcassonne un Diplôme d’Université dédié à la photographie documentaire, au photojournalisme et aux écritures numériques. Cette formation formation intensive sur six mois, encadrée à 75% par une équipe pédagogique de professionnels reconnus et à 25% par des universitaires, vise à former à la fois des professionnels ainsi que des étudiants aux narrations transmédia.

Au-delà d’une pédagogie de projet et coopérative, de la définition d’objectifs individuels et de solutions technologiques de pointe, ce dispositif de formation met en place une relation de soutien, d’échanges et d’apprentissage, dans laquelle les experts d’Hans Lucas favorisent l’insertion dans le marché du travail. Les objectifs sont liés au développement à la fois personnel et professionnel des participants ainsi qu’à la pédagogie de projet.

Ce Diplôme Universitaire vise l’accompagnement d’une personne dans la mobilisation de ses ressources. L’insertion professionnelle est progressive tout au long de la formation, elle passe par la mise en place d’un réseau, de collaborations avec des médias nationaux ainsi que la réalisation de six masterclass.

 

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Février 2014, Léonora, Mathilde et Marie durant la conception du « grand format » interactif « De Félix à Félix, une histoire du Rugby à XIII en France ». Photographie de Wilfrid Estève.

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What’s up webdoc ?

Les productions interactives sont apparues il y a 7 ans sur le Web. Plus communément nous parlerons de webdocumentaires. Un terme barbare ai-je dit ? Non… Juste un mot valise qui regroupe beaucoup de concepts.

Photographes, réalisateurs, producteurs, diffuseurs, documentalistes livrent leurs regards et ne passent pas par quatre chemins… Avec franchise ils nous parlent d’économie, de format, de créativité, d’équipe projet, d’invention, d’histoire, de la force de l’image et du son et de bien d’autres choses.

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Comment enseigne-t-on la photographie en France et à l’étranger ?

Dans le cadre du colloque “Intensités de la photographie”, préparé et animé par Françoise Docquiert et Rémy Fenzy, la matinée consacrée à la thématique “Photographie et enseignement”, a placé les questions “Comment enseigne-t-on la photographie ?”, “Quelles sont les spécificités et les missions des écoles ?” et “Comment chacune se forge-t-elle une identité ?” au coeur des échanges. 

Françoise Denoyelle (École nationale supérieure Louis-Lumière), Phillip S. Block (International Center of Photography, New York), Olivier Faron (École normale supérieure de Lyon), John Fleetwood, (Market Photo Workshop, Johannesbourg), Tadashi Ono (Kyoto University of Art and Design), Michel Poivert (université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) et Olivier Richon (Royal College of Art, Londres) ont présenté leurs points de vue. Extraits…

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Alain Desvergnes et la création de l’école de photographie d’Arles

“Imaginez si nous avions pu avoir une réunion entre Rousseau et Voltaire et en faire un colloque ? »

« Nous aurions eu ces deux bonhommes qui nous auraient raconté leur vie et leur histoire. Nous avons la chance aujourd’hui d’avoir les plus grands photographes du monde. Même si certains sont en train de disparaître, ils sont tous venus à Arles.” répliqua Alain Desvergnes en 1980 sur TF1 à un Bernard Golay incrédule sur l’intérêt du festival pour le grand public ; et de renchérir : “Une remarque, un sourire, une parole sur la place du forum peuvent valoir pour un débutant ou quelqu’un qui s’intéresse à l’image, beaucoup plus que plusieurs chapitres. Il y a une espèce de lumière qui peut jaillir de la conversation”.

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Le “Manga project” de Monica Santos & Mat Jacob

C’est un entrelacement de dessins et d’images. C’est une rencontre entre les premiers et les seconds, dans des tonalités de gris, de bleus et de teintes saturées parfois, flamboyantes, ponctuant ce projet, le portant, comme un élément novateur.

Le crayon est maîtrisé, et transforme avec ingéniosité la photographie, ou la laisse se glisser parmi les croquis pour prendre pleinement sa place. Puis une page haute et forte en couleurs surgit. Elle amène un contraste qui s’avère être nécessaire pour rompre la monotonie d’un manga classique. Nous sommes ici dans la création.

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Christophe Laloi et l’écosystème des Voies Off

Christophe Laloi est le directeur du festival Voies Off. Cet ancien élève de l’école sort de la promotion Claude Cahun (1996).

“Une promotion dynamique et soudée, j’y ai eu une vraie vie d’étudiant. La place que j’occupe sur le Off m’a permis de suivre les travaux de tout le monde. » A l’occasion du livre “Qu’avez-vous fait de la photographie ?”, je me suis rendu compte que j’avais passé 17 ans à m’occuper des autres. C’est très étrange, car j’étais gêné de répondre, avec cette sensation de n’avoir rien fait.”

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KissKissBankBank : the crowdfunding site

2012 est l’année de la maturité pour KissKissBanBank. Pionnière du financement participatif, la structure est devenue en trois ans, la première plateforme généraliste de « crowdfunding » en France.

Aujourd’hui avec la sortie d’une V2 proposant un site anglophone et l’ouverture de bureaux à l’étranger, les enjeux sont européens. La startup permet à des internautes investisseurs d’être en relation directe avec les créateurs de projets ou le public amateur de créativité, de collecter des fonds et de soutenir tout type de projet culturel, artistique ou innovant. Sélectionné par le magazine Challenges, dans le top 100 des jeunes entreprises à fort potentiel de croissance où investir, KissKissBankBank a su établir, une relation sereine avec ses Business Angels, les donateurs, le milieu artistique et les journalistes professionnels.

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“Spree” de Dorothée Smith


Des visages dans des cheveux d’or qui… oublient leur vertu. Mais c’est pas vrai qu’ils ont l’air d’un conquistador.
Asexués une fois dévêtus qui croit quand on les voit comme ça. Excitant toutes les petites filles. Pourquoi on n’y croit plus comme ça.
Isolé dans un corps presqu’île.

Lorsque Nicola Sirkis chante « 3e sexe », hymne à la tolérance sexuelle et au droit à la différence, Dorothée Smith a six mois. Alors qu’à Paris, Christo emballe le Pont Neuf, la Spree longe le symbole d’une Europe déchirée par le Rideau de fer.

La rivière sépare en deux la capitale allemande et à l’image de ces quatorze Berlinois de l’Est qui en 1962 ont enivré le capitaine d’un bateau pour franchir le mur sous les coups de feu, elle a aussi été promesse d’espérance et de liberté pour des Berlinois appelés à vivre entre deux systèmes. Et deux identités. Aujourd’hui encore il existe des murs, invisibles certes, mais tout aussi réels.

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“La Palestine comment ?” de Virginie Terrasse et de Wilfrid Estève

Un petit groupe silencieux d’ouvriers palestiniens se presse. Aveuglés par la lumière et la poussière, nos paupières sont mi-closes. L’air enflammé fait danser des silhouettes.

Son Mamiya autour du cou, Virginie s’éloigne et contourne la barrière de séparation. Je prends la direction inverse et décide de longer le mur, que je découvre toujours en cours de construction. Il fait très chaud, le chantier fait miroiter un métal bouillant. Face à moi, des pans de béton de huit mètres de haut sont en train de prendre racine. Je mesure mon souffle et cherche l’ombre. Derrière des barbelés, j’entends crier : « Yala, yala ». Est-ce l’envie de fuir le soleil ou ce monde qui me paraissait si étrange ? J’ai longtemps marché ce jour là, interrogeant l’espace du regard, avec mes pensées d’homme libre pour seules compagnes.

 

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La nouvelle donne du numérique

Former des photojournalistes est vital.

Ces dix dernières années nous ont montré que trop peu de professionnels avaient été en capacité d’anticiper la transformation du modèle économique des médias traditionnels, la crise de la presse puis celle des agences, de s’adapter à l’émergence du «digital storytelling».

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POM, vidéographie, webdocumentaire : lexique des nouveaux formats

La crise dans les médias aura eu le mérite d’accélérer les initiatives des photojournalistes dans le « digital story telling ».

Depuis 2005, une nouvelle orchestration éditoriale s’est mise en place pour l’ensemble des « journalistes de l’image » et des écritures narratives ont rencontré leurs publics. Même si nous sommes toujours dans l’essai, les enjeux sont réels : des métiers ont évolué (journaliste multimédia, iconographe bimédia), d’autres se sont créés (vidéographe, community manager) et des formats (ou capsules) ont vu le jour (POM, vidéographie, Websérie et Webdocumentaire) permettant à l’image fixe, désormais en mouvement, d’interagir. S’informer en tous lieux et à tout moment…

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Hans Lucas, un studio de création et de production dédié aux nouvelles écritures

Passerelle entre information et création, Hans Lucas est un studio de production dédié aux logiques transmédia et multi-écrans.

En prise avec les mutations actuelles, les nouveaux médias, le journalisme visuel, le référencement local, mobile et social, la structure s’appuie sur un réseau d’une trentaine d’auteurs, de professionnels de l’information et de créateurs. Sa direction artistique, éditoriale et de production est assurée par Virginie Terrasse, Wilfrid Estève et Lorenzo Virgili. Hans Lucas invite à investir de nouveaux territoires numériques, le studio est spécialisé depuis 2006 dans la production de format court ou interactif et a créé le concept de la POM, Petite Oeuvre Multimédia. Son nom est un clin d’oeil à Jean-Luc Godard dont Hans Lucas fut le pseudonyme en tant que critique.

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Photojournalisme, oeuvres numériques et digital storytelling

Wilfrid Estève est photographe, journaliste, enseignant et producteur.

Depuis 2004, il préside l’association reconnue d’utilité publique FreeLens et a reçu la mention spéciale du prix Nadar pour l’ouvrage « Photojournalisme, à la croisée des chemins » en 2005 en tant qu’auteur, ainsi que le grand prix du jury du WebTV Festival de La Rochelle et le Prix Historia de l’inattendu pour la plateforme interactive documentaire « La Nuit oubliée – 17 octobre 1961 » en 2012 et le Mediterranean Journalist Award 2013 dans la catégorie Nouveaux médias de la Fondation Anna Lindh pour le webdocumentaire « Sout el shabab » en tant que producteur.

Cofondateur de l’agence l’Œil Public, ancien vice-président de Picturetank, membre de l’Observatoire du photojournalisme, et de l’Observatoire des Métiers de la presse, conférencier spécialisé en journalisme visuel et en transmédia, il a commencé sa carrière en 1995. Depuis 2006, il est en charge de la direction éditoriale du studio de création et de production Hans Lucas.

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Quand internet change la donne

Transversalité, interactivité, financement participatif… Ces expressions sont entrées dans le jargon culturel. A l’ère du 2.0, l’usage du web devient pour les artistes un tremplin pour se forger une identité et rassembler autour d’eux une communauté, et trouver des financements.

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Deux articles intéressants pour créer et personnaliser les cartes géographiques

Google Maps a séduit beaucoup d’autres services et applications qui nous permettent de créer nos propres cartes ou de les personnaliser. Un joli tour d’horizon nous est proposé par deux articles.

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